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dimanche 21 novembre 2010

Alberto Giacometti

 

«La grande aventure, c’est de voir surgir quelque chose d’inconnu,  chaque jour, dans le même visage.
C’est plus grand que tous les voyages autour du monde
.»
[ Alberto Giacometti ]

Alberto Giacometti, rue d'Alésia [ Henri CARTIER-BRESSON - "Alberto Giacometti, rue d'Alésia" - 40 x 50 cm, sans date ]

Né à Stampa le 10 octobre 1901 - Décédé à Coire en janvier 1966
Fils de Giovanni Giacometti, peintre impressionniste suisse, Alberto Giacometti a étudié aux Arts et Métiers de Genève. En 1922, il s'installe à Paris et intègre le groupe des surréalistes autour de Breton.
Il est soumis pour ses sculptures à un problème d'échelle : l'œuvre finie ne dépasse pas la longueur d'une boîte d'allumettes ! C'est alors qu'il a l'idée de les étirer de façon outrancière : cette technique produit des silhouettes émaciées et gigantesques, à la surface grêlée et grenée, non sans rapport avec la statuaire sacrée d'Afrique.
Ce que Giacometti veut mettre en avant, c'est la solitude et la fragilité de l'homme. Au lieu de tailler et de ciseler une masse jusqu'à la forme souhaitée, il part d'une ossature de métal à laquelle il ajoute de l'argile.
C'est ce style si particulier qui le distingue des sculpteurs d'après-guerre. Expulsé du groupe surréaliste en 1934 pour avoir effectué des portraits, il doit passer par des galeries new-yorkaises avant d'être enfin exposé à Paris.

[ L'homme qui marche I – 1960-61 - Bronze (183 x 0 cm) ]

[ Piazza – 1947-48 - Bronze (21 x 62.5 x 42.8 cm) ]

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image [ L’homme qui chavire - 1950 – Bronze (190x27x110cm) ]

image [ Lust 47 (Head of man) – 1964 - 65 x 48 cm]

[Tête noire – 1960]

dimanche 3 octobre 2010

De Manet à Wharol en passant par Duchamp

Edouard_Manet_-_Le_Dejeuner_sur_l_herbe D'un point de vue purement artistique, l'œuvre warholienne ne vient pas de rien. Elle s'inscrit dans une histoire de la peinture moderne commençant au milieu du XIXe siècle avec Manet. S’il fallait une date à cette rupture ce serait, quasiment un siècle avant Warhol, l’exposition des Refusés de 1863 à Paris, où Manet montre son Déjeuner sur l’herbe. Pour Gaétan Picon, cela marque la fin de la peinture classique, celle qu’il appelle la « peinture dédoublée », là où l’image est le signe d’un signe (elle renvoie à un texte biblique, mythologique, historique). La peinture naissante, elle, ne renvoie à rien. Elle n’imagine pas. Ce que représente Manet, Degas puis les impressionnistes, c’est ce qu’ils voient, un point c’est tout. Et déjà, comme le note Gaétan Picon, « par son choix du présent, la nouvelle peinture se rattache au dessin de journal, au croquis de more, à la caricature politique ».

Mais elle reste à la marge – ce n’est pas tant la culture populaire qui l’intéresse que la représentation du réel : la ville, la campagne, les êtres ordinaires dans leur vie quotidienne, au travail ou se divertissant.

CRI_159222 Et si un siècle plu tard Warhol paraît montrer un intérêt inverse – pour la culture populaire plutôt que pour le réel -, c’est surtout parce que la société occidentale a changé, parce qu’elle commence ça révolution technologique et da désindustrialisation, parce que le monde ouvrier ne le sait pas mais disparaît lentement et que la culture populaire finit de se dissoudre dans la consommation et communication. Voila le nouveau réel selon Andy : la pub, le commerce, les marques, la violence, le fric et les stars. Il n’est pas né d’un l’imaginaire d’un artiste et ne renvoie à rien d’autre qu’à lui-même. Et Warhol le montre, tel quel. Ce qu’il montre est assez peu poétique, et les moyens qu’il emploie sont plutôt crus, car entre-temps, entre Le Déjeuner sur l’herbe et 32 Boites de soupes Campbell, entre 1863 et 1962, entre Manet et Warhol, il y a eut Marcel Duchamp.

 4_Duchamp

Duchamp-Urinoir

Marcel et ses ready-made (Roue de bicyclette, Porte-bouteilles, FoutainL’Urinoir), ou le simple objet manufacturé devenu œuvre d’art par la seule volonté de l’artiste : Duchamp ne représente même plus ce qui est, il le pose là, tel quel, un point c’est tout. Cette nouvelle rupture a une date, celle de la conception du premier ready-made, la Roue de bicyclette, en 1913 (ou celle de la première exposition – refusée -, Fountain, en 1917 à New York)…

 

vendredi 10 octobre 2008

Edward Hopper

Peintre et graveur américain (Nyack, État de New York, 1882 — New York, 1967). Edward Hopper va marquer le réalisme américain, mais aussi les artistes du pop art et de l'hyperréalisme. Un succés couronné d'honneurs, qui ne changera pas pour autant sa petite vie simple.

En 1899-1900, après la High-School, il fréquente une célèbre académie de publicité -la Correspondence School of Illustrating- à New-York. Il étudie par la suite à la -New York School of Arts-, jusqu'en 1906, élève de Kenneth Hayes Miller et de Robert Henri, il découvre Courbet, Manet et Degas.

Il voyage à partir de 1906, visite les Pays-Bas, l'Angleterre, l'Allemagne, la Belgique et la France, séjourne à Paris. Mais c'est à New-york qu'il s'installe définitivement, en 1908, où il devient dessinateur publicitaire et illustrateur pour gagner sa vie, expose ses premières oeuvres à -l' Harmonie Club de New Yorks- avec d'autres éléves de Robert Henri. Il part de nouveau en France puis en Espagne en 1910, revient peindre dans le Massachussetts à Gloucester et dans le Maine à Ogunpint.

Il expose en 1913, une de ses toiles le "Sailing" à -l'Armony Show- et réalise à partir de 1915, une série de pointes sèches et d'eaux-fortes "Night Shadows" 1921, une cinquantaine de gravures à l'eau-forte, vendra aussi sa première huile sur toile, avant sa première exposition d'oeuvres sur Paris qui vera le jour grace au -Whitney Studio Club- en 1920. Peint "Crépuscule d'été", (1920), "Intérieur au clair de lune", 1921. Il expose ses caricatures (1922).

Il sera connu avec ses aquarelles qu'il commence à réaliser en 1923, obtientra le "Logen Prize" de la -Chicago Society of Etchers-. Il les expose l'année d'après à la -Franck K. Rehn Galery- avant de se marier avec Joséphine Verstille Nivison.

Sa notoriété est grandissante, de 1926 à 1933. Peint "Chambre d'hôtel", en 1931. Il expose aussi au -saint Botolph Club- de Boston, au -Morgan Memorial à Harthord- dans le Connecticut, au -Museum of Moderm Art de New-York-. rétrospective. Il passe ses étés dans sa demeure à Cape Cod, dans le South Truro, de Massachusetts qu'il a fait construire en 1933. Voyages en voiture à partir de cette année, traverse le Maine, le Canada, le Nevada, la californie, l'Oregon, le Whyoming, la côte ouest des Etats-Unis.

Il reçoit la "Temple Gold Medal" de -l'Academy de Fine Arts- de Pennsymvannie, et le "Fisrt Purchase Prize in water Colour" du -Woucester Art Museum-, Massachusetts en 1935, puis le premier "W.A.Clark Prize"" et la "Corcoran Gold Madal" de la -Corcoran Gallery or Art-, Washington D.C en 1937.

Il part plusieurs fois au Mexique. Peint des aquarelles durant ses voyages. Ses cadrages, sont semblables à ceux du cinéma, vues de l'intérieur, ou de l'extérieur d'une fenêtre, ou des espaces désertés tels que la rue la nuit -Rôdeurs nocturnes (Nighthawks, 1942)- les bars, les bureaux, le cinéma, le métro. Il représente l'individu solitaire dans les grandes villes avec peu de détails, des couleurs mettant en valeur les paysages, les scènes d'intérieur, l'architecture.

Il reçoit en 1942, "l'Ada S.Gaerette Prize" de -l'Art Instutitue- de Chicago. Il est élu trois ans plus tard, membre du -National Intutite of Arts and Letters-.

Il voyage encore aux États-Unis et au Mexique. Une rétrospective lui est consacrée en 1950, au -Whitney Museum of American Art- de New-York, puis une exposition au -Museum fine Arts- de Boston et une à -l'Institute of Art- de Détroit. Peint "Hôtel au bord d'une voie ferrée," 1952. En 1953, l'Institute of Chicago- lui remet le titre de "Doctor of Fine Arts" et la -Rutgers University-, celui de "Doctor of Letters" après la biennale à Venise.

-L'Academy of Arts and Letters-, dont il est membre, lui remet la plus haute distinction du monde de la peinture au Etats-Unis, c'est la "Gold Medal of Painting", en 1955.

Un an après c'est la bourse de la "Huntington Hardford Foundation", puis le "New York Board of Trade Salute to the Arts Awards" et le "Fourth Internationnnal Hallmark art Award" en 1957. "L'Art in america Annual Awards" en 1960. Le "M.V. Kohnstamm Prize for Painting" de l'Art Institute de Chicago en 1964. Le "Doctorat Honiris causa" du Philadelphia College of Art en 1965.


Il fait la Bienale de Säo Paulo où l'on y trouve les artistes de "l'American Scene" et du "Pop Art", avant de mourir le 15 mai 1967 à New-York dans son appartement du Washington Square, après des soins à l'hôpital. Sa femme meurt un an plus tard.

« Sun in an Empty Room », 1963